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La nutrition
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Periophthalmus barbarus, les périophtalmes se nourrissent d'insectes aériens
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Certains poissons sont adaptés à un mode de nutrition particulier. Les curieux poissons-archers sont capables de cracher un jet d'eau, jusqu'à 1,50 m de distance, en direction d'un insecte posé sur une feuille afin de le déséquilibrer. Celui-ci tombe à la surface de l'eau où il est happé par un poisson. Les périophtalmes sont aussi des poissons mangeurs d'insectes mais ils sortent de l'eau pour les attraper. Ces poissons, que le public confond souvent avec des amphibiens, passent la majeure partie de leur temps hors de l'eau. Leur peau, très vascularisée, doit toujours rester humide ; elle permet des échanges gazeux qui s'ajoutent à la respiration branchiale. Ils vivent principalement près des embouchures des fleuves, dans des zones où la salinité subit de fortes variations et où poussent des palétuviers formant la mangrove. Les périophtalmes creusent des terriers dans la vase et sont capables de grimper sur les racines aériennes des palétuviers pour chasser les moustiques très abondants dans ces lieux.
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Face ventrale d'une raie d'eau douce où sont bien visibles la bouche et les fentes branchiales
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Généralement, les poissons ont la bouche placée à l'extrémité de la tête et mangent la nourriture qu'ils trouvent devant eux. Il y a des exceptions comme les ostéoglossidés qui ont la bouche fendue vers le haut et se nourrissent à la surface de l'eau. Leur dos aplati, sans nageoire dorsale proéminente, montre un mode de vie adapté à la nage en surface. Les loricaridés ont la bouche en position ventrale ; ils raclent le substrat pour brouter les algues qui peuvent y pousser. En aquarium, ils passent ainsi leur temps à nettoyer les décors et parfois même les glaces d'où leur appellation de poisson-nettoyeurs. Les raies ont aussi une bouche ventrale et mangent sur le fond. Vivant directement au contact du sol, elles aspirent l'eau par deux orifices situés dorsalement, en arrière des yeux, et la rejettent par les fentes branchiales ventrales. Ces fentes n'existent que chez les requins et les raies qui sont des poissons cartilagineux. Chez les poissons osseux, les branchies sont recouvertes par un opercule que l'on peut voir se soulever au rythme de la respiration.
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© Palais de la Porte Dorée Aquarium tropical - RMN
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