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Les invertébrés marins
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Nautilus pompilius, Nautile océan Pacifique
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Les nautiles sont présentés dans un bac isolé et réfrigéré. Ces mollusques céphalopodes (comme les pieuvres, seiches et calmars) dont les ancêtres vivaient déjà il y a 400 millions d'années, constituent de véritables fossiles vivants. Leur coquille est divisée intérieurement en loges dont seule la dernière est occupée par l'animal. Les autres loges contiennent un mélange de gaz et de liquide dont la proportion fait varier la flottabilité et permet à l'animal d'équilibrer le poids de la coquille.
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Nautilus pompilius, Nautiles océan Pacifique
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Leurs proches cousins, les ammonites, ont évolué au cours du temps en donnant des formes géantes. Les ammonites ont disparu totalement il y a 65 millions d'années, alors que les nautiles qui ne se sont pas modifiés ont vu leur aire de répartition se réduire du fait de la concurrence avec des animaux mieux adaptés qu'eux. Ils ne vivent plus maintenant qu'en grande profondeur (environ 400 mètres) dans quelques zones géographiques limitées à l'océan Pacifique. Les conditions de vie à ces profondeurs expliquent qu'il faille présenter ces animaux dans une eau réfrigérée à 16° C et en maintenant une faible luminosité. Ce bac présente également un arthropode primitif : la limule. Certains fossiles remontent à 520 millions d'années. Leur morphologie n'a pas évolué depuis.
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Madreporaires, chaque polype représente un animal de la colonie
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Une présentation de madréporaires vivants, aussi appelés coraux, permet de se rendre compte qu'ils sont formés d'un grand nombre de polypes individuels qui sécrètent un squelette calcaire commun. Ces polypes sont des animaux très simples dont les tentacules urticants ramènent vers la bouche la nourriture planctonique qu'ils ont pu collecter. L'intérieur de l'animal est formé d'un simple sac digestif. Les squelettes de ces animaux, souvent utilisés pour leur valeur décorative, sont bien connus du public qui a rarement l'occasion d'en voir la partie vivante. Les madréporaires abritent dans leurs tissus des algues unicellulaires, les zooxanthelles qui, grâce à la lumière du soleil, photosynthétisent de la matière organique dont une grande partie est utilisée comme source de nourriture par les polypes. La lumière étant rapidement absorbée par l'eau, les coraux ne peuvent se développer en profondeur car les zooxanthelles ne recevraient pas suffisamment d'énergie lumineuse. Cette symbiose existe également chez le bénitier dont le manteau abrite aussi des algues unicellulaires. Ce mode de nutrition complémentaire permet aux bénitiers d'atteindre de grandes tailles alors qu'ils vivent dans des eaux assez pauvres en plancton.
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Amphiprion ocellaris, poissons clowns immunisés contre le venin de leur anémone
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Un autre cas de symbiose est illustré par les poissons-clowns qui se cachent entre les tentacules des anémones de mer. Tout autre poisson de même taille serait piqué, paralysé et mangé par l'anémone. Pendant une période d'accoutumance, le poisson-clown s'enduit du mucus de l'anémone, ce qui empêche ensuite la décharge des cellules urticantes portées par les tentacules. Le poisson est ainsi protégé des prédateurs par l'anémone et en retour, il la nettoie, éventuellement la nourrit et la défend contre certains prédateurs comme les poissons papillon.
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© Palais de la Porte Dorée Aquarium tropical - RMN
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