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Les expositions universelles du XIXème siècle ont préfiguré la création d'un Musée permanent consacré à la propagande coloniale. Dès le Second Empire fut créée l'Exposition permanente des colonies, à vocation économique, mais c'est avec l'Exposition coloniale de 1931 que naît le "Musée des colonies et de la France extérieure". Aux reconstitutions éphémères de souks, de villages africains, devait succéder une exposition chargée de diffuser une culture coloniale représentative de l'action progressive de la colonisation. Etait aussi assignée à la nouvelle institution une fonction de prestige et de commémoration. Institution populaire, quelque peu boudée par l'élite, le musée de la France d'Outre-mer tenait à la fois du musée d'art et du musée de société dans lequel l'idéologie était omniprésente : dans la section historique, les étapes de l'expansion française outre-mer semblaient se dérouler sans heurts des Croisades à la "pacification" du Maroc. Nulle part n'étaient perceptibles les premières fissures de l'empire colonial, comme la révolte de Yen-Bay en Indochine en 1930. La partie économique et scientifique présentait une somme des résultats de l'agriculture, de l'industrie, de la médecine et de l'enseignement aux colonies, tout en laissant une place aux sciences naturelles, dont l'aquarium, présent dès 1931, agrandi d'un terrarium en 1933, restera le succès populaire. L'écrivain et critique d'art Ary Leblond, conservateur du musée de 1934 à 1950, imprima une orientation nettement plus artistique par la présentation des arts indigènes et de leur évolution. Mais surtout, il s'attacha à la reconstitution d'une ambiance dans laquelle les peintures et sculptures d'artistes-voyageurs européens voisinaient avec des objets de curiosité, des gravures anciennes... L'accrochage traduisait bien cette recherche de sensation exotique dont le salon Paul et Virginie, aujourd'hui disparu, constitua l'exemple le plus abouti.
Après la deuxième guerre mondiale, la montée de l'anticolonialisme marginalise le musée dans l'opinion. A la fin des années 1950, alors que l'empire est déjà amputé de l'Indochine, que l'Algérie est en guerre et que les indépendances africaines sont fixées, le sort du musée est en jeu
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Musée de la France d'Outre-Mer
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En 1960, André Malraux, alors à la tête du tout nouveau ministère des Affaires culturelles, donne corps à son "musée imaginaire" en créant le musée des Arts africains et océaniens dans lequel est révélé au grand public la création de peuples longtemps présumés sans art. Mais dès sa restructuration, le musée souffre d'une relative pauvreté de moyens qui restreint ses collections à l'Afrique et à l'Océanie, en délaissant les arts amérindiens et malgaches.
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Une salle de la section Océanie
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Dans les années 1980, l'intérêt qui se fait jour pour le style Art déco attire l'attention sur l'exceptionnel décor du musée, dont la rénovation commence alors. Aujourd'hui, l'enveloppe architecturale du musée est devenue un élément dynamique de l'identité du musée.
Douzième département des musées de France depuis 1990, le musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie remplit une mission de conservation des témoignages de l'histoire coloniale et de diffusion des arts non-occidentaux et devient, grâce à la rencontre de l'art et de l'anthropologie, le lieu de dialogue entre les arts des cinq continents.
Depuis février 2003, les collections du musée des arts d’Afrique et d’Océanie ont quitté le bâtiment de la Porte Dorée afin d’être intégrées au futur musée du quai Branly. L’Aquarium et les salles historiques du rez-de-chaussée restent ouverts au public. |
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Suite aux travaux de la Mission de préfiguration présidée par Jacques Toubon, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé le 8 juillet 2004 la création de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, qui ouvrira ses portes en 2007 au Palais de la Porte Dorée. Ce nouveau lieu culturel est conçu à la fois comme un musée et comme un centre de culture, avec des spectacles vivants, des projections de films, des rencontres et des colloques.
Le discours prononcé par Jean-Pierre Raffarin à l'occasion de l'annonce de la création de la Cité, le rapport de Jacques Toubon ainsi que toute la documentation sur le projet sont disponibles sur le site www.histoire-immigration.fr. |
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© Palais de la Porte Dorée Aquarium tropical - RMN
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